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En Inde, la « Guerre contre le Cash » dégénère en troubles sociaux et en émeutes financières.

Par Jim Rickards

Nous vous avertissons depuis des mois que les gouvernements se livrent à une « guerre contre le cash ». Elle bat son plein en Europe et aux États-Unis depuis longtemps (je vous rappelle la pétition de ma collègue Simone Wapler sur le sujet).

Les gouvernements ont l’intention d’utiliser les taux d’intérêt négatifs, taxes confiscatoires et autres techniques visant à pourvoir confisquer l’argent des épargnants. Pour ce faire, ils doivent parquer l’épargne dans des comptes informatisés (pas de cash, donc) au sein de banques contrôlées par l’Etat. Tant que les épargnants peuvent détenir des espèces, ils pourront éviter bon nombre de ces techniques confiscatoires. Voilà pourquoi les gouvernements veulent éliminer les espèces.

L’Inde est le nouveau champ de bataille où se livre cette guerre. Vous avez probablement appris que le gouvernement indien a décrété le 8 novembre dernier que les billets de 1 000 et 500 roupies n’avaient plus cours légal. Imaginez un instant : instantanément, l’argent que vous avez dans votre porte-monnaie ne vaut plus rien.

Un billet de 1 000 roupies vaut environ 15 $. En Inde, c’est beaucoup. Ce qu’il s’est produit en Inde revient au même que se réveiller un beau matin aux États-Unis et de découvrir que le président Obama a décrété que les billets de 10 et 20 $ n’avaient plus de valeur. Le seul recours des citoyens Indiens est de rapporter ces billets à la banque, où ils peuvent recevoir de nouveaux billets en échange. Bien entendu, les autorités fiscales les y attendent pour leur demander d’où provient cet argent.

L’effet sur l’économie indienne a été dévastateur. Les billets de remplacement n’étaient pas adaptés aux dimensions des distributeurs, alors ces derniers ont cessé de fonctionner. Le gouvernement n’a pas imprimé assez de nouveaux billets, alors le pays se retrouve littéralement sans argent liquide. Des émeutes ont éclaté devant les banques et les supermarchés. Les camions ne peuvent faire le plein de carburant et les pêcheurs ne peuvent s’approvisionner car personne n’accepte leurs billets de 1 000 roupies.

Dans cet article, vous découvrirez qu’il s’agit d’un nouvel exemple illustrant comment les technocrates de l’élite, totalement déconnectés, adoptent des solutions sans se soucier du bien-être des citoyens lambda.

Aussi « archaïques » puissent-elles paraître, les espèces sont un garde-fou contre la tentation des banques, et des États, de vouloir s’accaparer les richesses des citoyens et de contrôler tous leurs faits et gestes.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, j’exige que votre gouvernement s’engage à prendre d’urgence les mesures suivantes :

  • 1. Les limites aux retraits en espèces ne doivent plus être justifiées que par les nécessités matérielles et non par la volonté des banques de conserver les avoirs des déposants ; les plafonds doivent donc être relevés en conséquence ;
  • 2. Les paiements doivent pouvoir être faits en espèces quel que soit le montant ; les billets émis par la BCE ont cours légal et forcé et doivent donc pouvoir être utilisés en toute circonstance ;
  • 3. Le contrôle des flux financiers doit se limiter aux individus et aux groupes connus pour être potentiellement liés à des réseaux terroristes ou mafieux ; les citoyens honnêtes doivent voir leur vie privée respectée par l’État dans leurs activités économiques.

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