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N’acceptez pas les nickels en bois. Et n’acceptez pas les « billets d’obligation » du Zimbabwe

Par Jim Rickards

Au cours de la Grande Dépression (1929-1940), l’argent était si rare que les communautés locales frappaient des pièces de monnaie en bois de différentes valeurs, portant les noms des commerçants locaux. Ces pièces circulaient en échange de biens et services fournis par les commerçants participant au système. En réalité, c’était une forme de crédit, mais cela a servi à maintenir l’activité économique qui, sinon, aurait été stoppée net. Pourtant, ce système n’était pas soutenable et il a donné lieu à l’expression dont’ take any wooden nickels [NDR : littéralement, n’acceptez pas les pièces en bois], qui s’emploie comme une mise en garde.

A l’heure actuelle, le Zimbabwe en offre une nouvelle version. Vous avez certainement entendu parler de l’hyperinflation qui a frappé le Zimbabwe en 2008, et conduit le pays à introduire des billets de 1 000 Mds$ zimbabwéen… qui ne suffisaient même pas à acheter une miche de pain. Le Zimbabwe est ensuite passé à une économie fondée sur le dollar américain car sa propre devise n’était pas fiable. Maintenant que les dollars sont en circulation, le gouvernement tente de mettre en place un attrape-nigaud via lequel sont émis des « billets d’obligation » indexés sur le dollar. Les gens du pays ne s’y laissent pas prendre et s’efforcent, aussi vite que possible, de sortir leurs devises fortes des banques.

Cet article décrit de quelle façon le gouvernement riposte en s’orientant vers une « société sans cash » et en limitant les montants pouvant être retirés auprès des banques et dans les distributeurs de billets. Cette tendance va se propager à mesure que les Etats se rendront compte que la seule façon de confisquer l’argent des citoyens passe par l’interdiction des espèces, et le fait de forcer la population à utiliser de l’argent dématérialisé en passant par des banques dûment homologuées.

Aussi « archaïques » puissent-elles paraître, les espèces sont un garde-fou contre la tentation des banques, et des États, de vouloir s’accaparer les richesses des citoyens et de contrôler tous leurs faits et gestes.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, j’exige que votre gouvernement s’engage à prendre d’urgence les mesures suivantes :

  • 1. Les limites aux retraits en espèces ne doivent plus être justifiées que par les nécessités matérielles et non par la volonté des banques de conserver les avoirs des déposants ; les plafonds doivent donc être relevés en conséquence ;
  • 2. Les paiements doivent pouvoir être faits en espèces quel que soit le montant ; les billets émis par la BCE ont cours légal et forcé et doivent donc pouvoir être utilisés en toute circonstance ;
  • 3. Le contrôle des flux financiers doit se limiter aux individus et aux groupes connus pour être potentiellement liés à des réseaux terroristes ou mafieux ; les citoyens honnêtes doivent voir leur vie privée respectée par l’État dans leurs activités économiques.

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