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Le président de la Turquie incite ses concitoyens à convertir leurs dollars en livres turques ou en or

Par Jim Rickards

La livre turque fait partie des monnaies qui se sont effondrées au cours de ces derniers mois. Les citoyens turcs se sont débarrassé de leurs livres et ont acheté des dollars qu’ils ont fourrés sous leurs matelas, tout comme l’ont fait les citoyens américain au cours de la Grande Dépression. Le Président Erdoğan a adopté une approche légèrement différente de celle de l’Inde, du Zimbabwe et d’autres pays ayant déclaré la guerre aux espèces.

Cet article vous explique de quelle façon Erdoğan incite ses concitoyens à convertir leurs dollars et euros en livres turques mais également en or. Au moins, l’or est une monnaie réelle qui existe en dehors du piège que constitue l’argent numérique géré par les banques. Erdoğan est plus à l’aise avec l’or qu’avec les dollars. Voilà un autre signe révélant aussi bien la pénurie de dollars que la volonté des économies en voie de développement de se tourner vers autre chose qu’un système monétaire international fondé sur le dollar.

Aussi « archaïques » puissent-elles paraître, les espèces sont un garde-fou contre la tentation des banques, et des États, de vouloir s’accaparer les richesses des citoyens et de contrôler tous leurs faits et gestes.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, j’exige que votre gouvernement s’engage à prendre d’urgence les mesures suivantes :

  • 1. Les limites aux retraits en espèces ne doivent plus être justifiées que par les nécessités matérielles et non par la volonté des banques de conserver les avoirs des déposants ; les plafonds doivent donc être relevés en conséquence ;
  • 2. Les paiements doivent pouvoir être faits en espèces quel que soit le montant ; les billets émis par la BCE ont cours légal et forcé et doivent donc pouvoir être utilisés en toute circonstance ;
  • 3. Le contrôle des flux financiers doit se limiter aux individus et aux groupes connus pour être potentiellement liés à des réseaux terroristes ou mafieux ; les citoyens honnêtes doivent voir leur vie privée respectée par l’État dans leurs activités économiques.

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