0

La « société sans cash » débarque en Australie

Par Jim Rickards

Nous avons vu le mouvement en faveur d’une « société sans cash » s’enraciner en Inde, en Suède et dans d’autres endroits d’Europe et des États-Unis. A présent, cet appel retentit également en Australie.

ABC (Australian Broadcasting Corporation), la plus grande chaîne de télévision australienne, diffuse une interview de Ken Rogoff, professeur à Harvard et auteur d’un nouveau livre : « The Curse of Cash » |NDLR : La malédiction des espèces, littéralement]. Ken Rogoff est le principal défenseur de la suppression des espèces. Vous pourrez lire une synthèse de l’interview ici.

Comme d’habitude, ceux qui militent en faveur de la suppression des espèces pointent du doigt les trafiquants de drogue et la fraude fiscale comme principal motif justifiant la suppression des grosses coupures.

Il est vrai que certains criminels se servent des espèces, mais ils se servent également des métaux précieux, des œuvres d’art et d’autres techniques permettant d’échapper au radar. En attendant, les honnêtes citoyens se servent des espèces au quotidien, par préférence, ou pour des raisons purement pratiques. En particulier, bon nombre de personnes pauvres utilisent des espèces car elles n’ont pas de comptes en banque et ne répondent pas aux critères permettant d’avoir des cartes de crédit ou de paiement.

Depuis quand l’existence de criminels est-elle une excuse permettant d’étouffer la liberté ? Notre système judiciaire est spécifiquement conçu afin de protéger les droits des innocents, même si cela signifie que quelques criminels sont en liberté.

La guerre que livre Rogoff contre les espèces renverse ce principe et traite les honnêtes citoyens comme des criminels, simplement parce qu’ils préfèrent utiliser des espèces. Heureusement, le désastre « anti-cash » se déroulant actuellement en Inde contribuera à tirer la sonnette d’alarme en Australie, avant que le pays ne succombe aux arguments anti-cash de ce charlatan sorti de Harvard.

Aussi « archaïques » puissent-elles paraître, les espèces sont un garde-fou contre la tentation des banques, et des États, de vouloir s’accaparer les richesses des citoyens et de contrôler tous leurs faits et gestes.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, j’exige que votre gouvernement s’engage à prendre d’urgence les mesures suivantes :

  • 1. Les limites aux retraits en espèces ne doivent plus être justifiées que par les nécessités matérielles et non par la volonté des banques de conserver les avoirs des déposants ; les plafonds doivent donc être relevés en conséquence ;
  • 2. Les paiements doivent pouvoir être faits en espèces quel que soit le montant ; les billets émis par la BCE ont cours légal et forcé et doivent donc pouvoir être utilisés en toute circonstance ;
  • 3. Le contrôle des flux financiers doit se limiter aux individus et aux groupes connus pour être potentiellement liés à des réseaux terroristes ou mafieux ; les citoyens honnêtes doivent voir leur vie privée respectée par l’État dans leurs activités économiques.

* champs obligatoires
Je serai tenu au courant de l'évolution de notre action.

 

Conformément à l'article de la loi 'Informatique et Libertés' (art. 34), nous ne transmettons pas vos coordonnées.

Consultez notre politique de confidentialité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *