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Le « cash » bientôt hors la loi dans un nouveau pays

Nous avons tous lu et entendu beaucoup de choses sur la « guerre contre le cash ».

Kenneth Rogoff, professeur à Harvard, a même consacré tout un livre à ce sujet : The Curse on Cash [NDR : La malédiction des espèces]. Bien entendu, Rogoff est dans le camp de ceux qui veulent éliminer les espèces. Ensuite, les épargnants pourront être parqués dans des enclos informatisés, au sein des méga-banques, et massacrés à coup d’intérêts négatifs, de frais, de confiscation, de gel d’actifs, et de bail-in en cas de difficultés des établissements bancaires.

L’Europe n’imprimera plus de billets de 500 € et et l’Australie a entamé un processus législatif visant à supprimer son billet de 100 $. Les cas les plus tristement célèbres sont ceux du Venezuela et de l’Inde, où le gouvernement a purement et simplement décrété du jour au lendemain que la plus grosse coupure, et la plus utilisée, était désormais illégale. Au Venezuela, il s’agit du billet de 100 bolivars et, en Inde, des billets de 500 et 1 000 roupies. Cela a provoqué le chaos, de longues files d’attente devant les banques, l’effondrement du commerce et certains pillages.

Dans cet article, vous découvrirez comment le Pakistan vient rallonger cette liste, en proposant de supprimer son propre billet de 5 000 roupies. Les gouvernements justifient ces mesures en affirmant qu’il s’agit de lutter contre les « terroristes » et « l’évasion fiscale ». En réalité, ils veulent convertir sous forme numérique l’intégralité du commerce et de l’argent, de sorte que les honnêtes citoyens soient plus faciles à surveiller, que les comptes puissent être gelés lors de la prochaine crise financière, et qu’en attendant, des intérêts négatifs puissent leur être infligés. Pour l’instant, les seules autres solutions consistent à détenir des actifs non numériques tels que l’or, l’argent, les terres et les œuvres d’art.

Aussi « archaïques » puissent-elles paraître, les espèces sont un garde-fou contre la tentation des banques, et des États, de vouloir s’accaparer les richesses des citoyens et de contrôler tous leurs faits et gestes.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, j’exige que votre gouvernement s’engage à prendre d’urgence les mesures suivantes :

  • 1. Les limites aux retraits en espèces ne doivent plus être justifiées que par les nécessités matérielles et non par la volonté des banques de conserver les avoirs des déposants ; les plafonds doivent donc être relevés en conséquence ;
  • 2. Les paiements doivent pouvoir être faits en espèces quel que soit le montant ; les billets émis par la BCE ont cours légal et forcé et doivent donc pouvoir être utilisés en toute circonstance ;
  • 3. Le contrôle des flux financiers doit se limiter aux individus et aux groupes connus pour être potentiellement liés à des réseaux terroristes ou mafieux ; les citoyens honnêtes doivent voir leur vie privée respectée par l’État dans leurs activités économiques.

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