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Les espèces sont révolues : désormais on donne à la quête avec une application mobile

Depuis que la crise de la dette souveraine européenne est survenue en 2010, je me bats pour convaincre les investisseurs

La transition vers une société sans espèces n’est pas une nouveauté. Le monde évolue dans cette direction depuis des dizaines d’années.

En 1965, les États-Unis ont remplacé les pièces d’argent par des pièces en aluminium. En 1968, ils ont supprimé les billets de 500 $. Le billet de 100 $ a perdu 80% de son pouvoir d’achat depuis 1968, et ne vaut que 20 $ à parité de pouvoir d’achat égale. Les cartes de paiement sont désormais utilisées, même pour de modestes achats tels qu’une barre chocolatée ou une tasse de café.  Lorsque j’étais adolescent, on percevait son salaire dans une enveloppe remplie d’espèces. Ensuite sont arrivés les chèques. À présent, nous avons les virements et les paiements automatiques. Le dollar est déjà une monnaie numérique cryptée, tout comme le bitcoin, mais à la différence de ce dernier, il est soutenu par le gouvernement.

Les États-Unis encouragent fortement cette tendance mais aucun pays ne l’a menée aussi loin que la Suède. Là-bas, l’utilisation des pièces et des billets a chuté de 40% depuis 2007. La masse d’espèces est revenue à ses niveaux de 1990, même si la valeur nominale de l’économie a énormément augmenté depuis.

Mais il sera trop tard, lorsque les citoyens s’apercevront que la commodité a un prix. Lorsque le moment sera venu pour les gouvernements, de geler, saisir ou confisquer vos actifs, ils pourront le faire en pianotant sur un clavier d’ordinateur, et avec l’aide de cyberbrigades.

 

Jim Rickards

La rédaction

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