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Après la « guerre contre le cash », préparez-vous à la guerre contre l’or

Par Jim Rickards

La décision prise par l’Inde de supprimer les billets de 1 000 et 500 roupies entraîne des effets dévastateurs sur l’économie indienne et le marché de l’or. Les conséquences sont aussi bien effroyables – car elles illustrent la capacité d’un gouvernement à détruire de la richesse – qu’encourageantes, car elles démontrent l’ingéniosité des individus vivant sous le joug d’un gouvernement tyrannique.

L’une des conséquences immédiates, c’est que la monnaie-papier a commencé à s’échanger en appliquant une décote à sa valeur nominale. Autrement dit, il est devenu possible de vendre à un intermédiaire un billet « illégal » de 1 000 roupies pour 750 roupies en plus petites coupures, et donc d’obtenir de la monnaie ayant cours légal en échange d’un billet de 1 000 roupies ne valant plus rien. On suppose que les relations de l’intermédiaire avec les banques lui permettent de déposer les fonds sans être ennuyé par le fisc.

Il n’est pas rare que les obligations s’échangent avec une décote, en raison de changements de taux d’intérêt ou de la qualité du crédit, mais c’est la première fois que je vois des espèces s’échanger avec une décote.

La deuxième distorsion, en Inde, c’est que l’or se vend à plus de 2 800 $ l’once, au moment où son cours est d’environ 1 200 $ l’once sur le marché mondial. Cet article de Simone Wapler est limpide sur ce sujet. En effet, les Indiens s’empressent d’acheter de l’or en échange de leurs espèces. Les négociants en métaux précieux peuvent ensuite déposer les espèces en empochant une prime. Il s’agit là d’un autre type de décote opéré sur la valeur nominale des espèces. L’or n’a pas davantage de valeur mais vos 2 800 $ valent seulement 1 200 $ (en équivalent roupie) lorsque vous achetez de l’or. D’ici quelques jours, tout le système bancaire indien va commencer à manquer d’espèces, et d’autres solutions de paiement telles que l’or et le troc sont en train d’apparaître.

Ne pensez pas que cela ne se produit que dans des pays pauvres. Cet article explique que des scènes semblables pourraient se dérouler un jour aux États-Unis et en Europe, à mesure que les élites tenteront à tout prix de vous prendre votre argent.

Aussi « archaïques » puissent-elles paraître, les espèces sont un garde-fou contre la tentation des banques, et des États, de vouloir s’accaparer les richesses des citoyens et de contrôler tous leurs faits et gestes.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, j’exige que votre gouvernement s’engage à prendre d’urgence les mesures suivantes :

  • 1. Les limites aux retraits en espèces ne doivent plus être justifiées que par les nécessités matérielles et non par la volonté des banques de conserver les avoirs des déposants ; les plafonds doivent donc être relevés en conséquence ;
  • 2. Les paiements doivent pouvoir être faits en espèces quel que soit le montant ; les billets émis par la BCE ont cours légal et forcé et doivent donc pouvoir être utilisés en toute circonstance ;
  • 3. Le contrôle des flux financiers doit se limiter aux individus et aux groupes connus pour être potentiellement liés à des réseaux terroristes ou mafieux ; les citoyens honnêtes doivent voir leur vie privée respectée par l’État dans leurs activités économiques.

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