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Votre argent n’est pas en sécurité même sein du système le plus sécurisé au monde !

La plupart des gens laissent l’argent dont ils ne se servent pas à la banque. Il ne produit peut-être pas beaucoup d’intérêts, mais au moins, cet argent est « en sécurité », ou du moins c’est ce qu’ils imaginent.  C’est vrai dans une certaine mesure.

Les banques les plus importantes, telles que JPMorgan, Citi, Bank of America, et Wells Fargo, appartiennent toutes à la catégorie « Too-big-to-fail ». Le gouvernement les sauvera, quel qu’en soit le prix. Même les banques plus modestes, qui n’auront pas droit à un sauvetage en cas de faillite, offrent des dépôts garantis par la FDIC.

Reste à savoir si la FDIC pourrait honorer toutes ces garanties en cas de mouvement de retrait massif au sein de tout le système… C’est une question intéressante. Mais la FDIC aurait probablement droit à un sauvetage du Trésor en cas de crise, également, au pire des cas. Je sais que ma collègue Simone Wapler a réalisé tout un dossier sur le sujet, très justement intitulé « Vos garanties bancaires volent en éclat », que vous pouvez commander avec son livre « Banques, vos vrais risques ».

Mais, en ce qui concerne l’argent que vous conservez en banque, le risque de faillite des établissements financiers n’est qu’un risque parmi d‘autres, et peut-être même le moindre.

Les autres risques, ce sont les guerres liées à internet, le piratage et le cyber-braquage. Les cyber-malfaiteurs peuvent non seulement vider votre compte en banque, mais également fermer intégralement la banque et effacer tout l’historique de votre compte. Votre argent existe sous forme de particules atomiques, chargées positivement ou négativement, susceptibles d’être inversées ou effacées aisément.

Dans quelle proportion cette menace est-elle réelle ?

Elle est déjà là. Le système financier fonctionne de façon hiérarchique : votre banque locale traite avec une banque plus importante, son correspondant. Le correspondant est membre d’un certain type de chambre de compensation, habituellement sur le plan national. Les fonds sont transférés entre les chambres de compensation à l’aide de systèmes de messagerie tels que FedWire, pour les paiements en dollars. Tout en haut de la chaine se trouve SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunications). Au niveau mondial, SWIFT gère les échanges de messages correspondant à des virements irrévocables représentant des milliers de milliards de dollars, chaque jour, entre les principales banques et les chambres de compensation.

Le système SWIFT est-il sûr ? Pas du tout. Récemment, 84 M$ ont disparu du compte que le Bangladesh détenait auprès de la Réserve fédérale de New York. L’argent a été dérobé par des pirates, probablement de Corée du Nord, qui se sont introduits dans les comptes de la Fed via SWIFT.

Cet article explique que les pertes dues aux vols, et les coûts de renforcement de la sécurité ont entamé une grande partie des bénéfices de SWIFT. Mais les pirates sont agiles et téméraires, et pourront probablement pénétrer les nouveaux remparts que SWIFT a inventés. La seule solution, pour les investisseurs, c’est de ne pas se reposer sur les électrons, mais de conserver leur argent sous forme non numérique, telle que des terres, de l’or, de l’argent, des œuvres d’art ou des ressources naturelles.

 

Jim Rickards

Aussi « archaïques » puissent-elles paraître, les espèces sont un garde-fou contre la tentation des banques, et des États, de vouloir s’accaparer les richesses des citoyens et de contrôler tous leurs faits et gestes.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, j’exige que votre gouvernement s’engage à prendre d’urgence les mesures suivantes :

  • 1. Les limites aux retraits en espèces ne doivent plus être justifiées que par les nécessités matérielles et non par la volonté des banques de conserver les avoirs des déposants ; les plafonds doivent donc être relevés en conséquence ;
  • 2. Les paiements doivent pouvoir être faits en espèces quel que soit le montant ; les billets émis par la BCE ont cours légal et forcé et doivent donc pouvoir être utilisés en toute circonstance ;
  • 3. Le contrôle des flux financiers doit se limiter aux individus et aux groupes connus pour être potentiellement liés à des réseaux terroristes ou mafieux ; les citoyens honnêtes doivent voir leur vie privée respectée par l’État dans leurs activités économiques.

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